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Perron, Janique - 1995 - Relation entre la complexité cognitive du terci et les indices de psychopathologie du MCMI. UNIVERSITÉ DU QUÉBEC MÉMOIRE PRÉSENTÉ À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAîTRISE EN PSYCHOLOGIE
La présente étude a pour but de faire suite à la recherche de Hould (1979) portant sur la complexité cognitive du TERCI et les indices de paranoïa et de personnalité antisociale au MMPI. Deux hypothèses viennent composer cette étude. La première stipule qu'une corrélation positive existe entre la complexité cognitive du TERCI et deux échelles du MCMI, soit la personnalité paranoïaque et la personnalité antisociale. La seconde hypothèse suggère qu'aucune différence significative n'existe entre les corrélations obtenues par le groupe des hommes et celles obtenues par le groupe des femmes, et ce, entre la complexité et les indices de psychopathologies du MCMI. Tandis que l'étude de Hould portait uniquement sur un échantillon composé de mères célibataires, la présente étude porte sur une population mixte composée de 121 sujets. En considérant les résultats de cette recherche, on peut observer que les hypothèses émises au départ ne sont pas confirmées. En effet, les échelles de paranoïa et de personnalité antisociale ne présentent pas de relations avec la complexité cognitive. Quant à la seconde hypothèse stipulant qu'il n'existe aucune différence significative entre les corrélations obtenues par le groupe des hommes et par celles des femmes entre la complexité cognitive et ces deux variables, elle se trouve à être confirmée. Par contre, des résultats significatifs apparaissent dans la partie exploratoire de cette recherche. Ainsi, des corrélations positives significatives au seuil de .01 pour chacun des sexes ressortent pour deux des échelles en particulier, soit l'échelle de personnalité évitante et l'échelle de dépression psychotique. Quatre échelles présentent des corrélations significatives au seuil de .01 pour les hommes et de .05 pour les femmes, soit la personnalité passive-agressive, l'état-limite, la dysthymie et la pensée psychotique. L'échelle de schizoïdie ne présente une corrélation significative que pour le groupe des femmes et les corrélations entre l'anxiété et l'abus d'alcool ne se retrouvent que chez les hommes. L'intérêt de cette étude résidait dans la vérification d'un lien possible entre la complexité des structures cognitives et les différentes échelles du MCMI. La partie exploratoire de cette étude a permis de voir la complexité des structures cognitives comme étant associée à des difficultés d'adaptation interpersonnelles (extraversion) alors qu'à l'inverse, la simplicité cognitive serait plutôt associée aux troubles anxieux et dépressifs (introversion}. La recherche a rapporté certains résultats intéressants qui pourraient être pris en considération dans une recherche future. Il y aurait lieu de pousser plus loin cette étude en prenant une population plus spécifique comme, par exemple, un groupe composé d'hommes et de femmes étant tous en consultation psychiatrique puis un groupe contrôle composé de gens " sains ". Des tests de différences de moyennes pourraient être effectués entre les deux groupes. Les résultats seraient sûrement plus révélateurs. Il y a également lieu de se demander si l'échelle de paranoïa mesurée par le MCMI obtiendrait les mêmes corrélations que la même échelle du MMPI par rapport à la complexité cognitive. Si les résultats de la recherche de Hould par rapport à cette hypothèse sont différents de cette recherche, il est possible que la définition des échelles soit différente. Il est également possible que la différence des résultats soit dûe à ce qu'aucune personne présentant des pathologies graves n'ait fait partie de l'échantillon des 121 sujets de cette recherche. |
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