Magnan, Micheline - 1989 -

Satisfaction conjugale et durée de vie commune dans la famille reconstituée

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC

MÉMOIRE PRÉSENTÉ À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAITRISE EN PSYCHOLOGIE

 

Ce mémoire démontre partiellement l'existence d'une relation négative entre la satisfaction conjugale de la famille reconstituée et la durée de vie commune. Des conclusions non-identiques sont obtenues à partir des trois instruments de mesure utilisés dans cette recherche.

A la variable ambiance conjugale du test d'évaluation du répertoire des construits interpersonnels (Terci) on observe que les résultats ne confirment pas l'hypothèse principale de départ.

L'échelle d'ajustement dyadique confirme pour sa part l'hypothèse principale puisque les scores obtenus aux sous-échelles "cohésion", "consensus", "expression affective" et au score total d'ajustement décroissent avec le temps (sauf à la sous-échelle "satisfaction"). Cette conclusion est supportée par les résultats obtenus à l'inventaire de satisfaction conjugale dans la famille reconstituée. On observe à cet instrument de mesure une relation négative significative entre la durée de vie commune et : "l'entente", la "communication", le "support", la "satisfaction affective" et la "satisfaction sexuelle".

L'hypothèse secondaire qui stipule l'existence d'une différence significative entre les sujets féminins et masculins est infirmée par l'ensemble des trois instruments de mesure sauf à la sous-échelle " cohésion " de l'échelle d'ajustement dyadique. Les sujets féminins obtiennent des résultats significativement inférieurs aux sujets masculins à cette sous-échelle. La grandeur de l'échantillonnage ainsi que le choix des sujets constitue un atout important de cette recherche. Deux procédures ont été utilisées afin que le plus grand nombre possible de sujets puissent participer. Il est entendu que les sujets répondant à leur domicile avaient la responsabilité de répondre de façon individuelle aux divers instruments de mesure. Cette variable par ce fait même est difficilement contrôlable.

En somme, un cheminement logique à poursuivre, à la suite de cette recherche, est d'investiguer les sources de satisfaction et d'insatisfaction qui ont une influence sur la survie de la famille reconstituée. Il serait intéressant également de comparer la satisfaction conjugale de différentes formes de vie familiale et de population différente; soit québécoise ou américaine, d'une première union ou reconstituée et cela à partir d'un même instrument, soit l'échelle d'ajustement dyadique ou le terci. Les contacts obtenus avec les couples vivant en famille reconstituée renforcent l'idée de l'importance de notre investissement professionnel. De multiples besoins sont ressentis et exprimés par ces individus autant chez les adultes que chez les enfants. L'apport du clinicien et du chercheur en psychologie est sans conteste de première importance.

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