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Borek, Annick - 1984 - Essai d'adaptation du TERCI conjugal, au TERCI familial
UNIVERSITE DE DIJON FACULTE DES SCIENCES HUMAINES DESS de Psychologie Clinique. DIRECTEUR DE MEMOIRE: Mr. TILQUIN. JURY: Mr. TILQUIN, Directeur du DESS de
Psychologie Clinique.
CONCLUSION Ces différents cercles nous ont permis de visualiser la position des différents membres de la famille, au sein de celle-ci. A partir de ces points, nous pouvons appréhender les relations entre les différentes personnes. Au cours de notre étude, nous avons approché une certaine structure de cette famille. Nous avons essayé de mieux connaître cette structure, par nos analyses des descriptions. Cette structure familiale, bien sûr, est faite d'intéractions bien établies, pouvant être plus ou moins rigides. Nous avons pu dégager les traits les plus saillants de cette structure, et à partir de là, nous avons pu émettre quelques hypothèses. Rappelons les principaux traits, propres à cette structure familiale. Concernant la description du père, la fille aînée s'isole par rapport au reste de la famille, surtout en le décrivant comme un personnage de faible domination. La mère et la fille cadette s'entendent pour le décrire comme moins serviable que ne le décrivent les autres. Le père et le fils s'entendent à propos du trait effacement. Concernant la description de la mère, les deux filles sous-évaluent les traits domination et gentillesse. Concernant l'aînée, nous avions mis en évidence la description contradictoire de la fille cadette avec celle de son frère, celle de la fille cadette se rapprochant plus de la propre description de l'aînée. Concernant la fille cadette, et la garçon, nous avons remarqué l'ensemble hétérogène des portraits donnés par les membres de la famille. Dans la description du garçon, les deux filles sous-estiment la gentillesse et le dévouement. Nous avons investigué la famille à l'aide du Terci, et nous avons dégagé certains traits de la structure familiale. Voyons maintenant si cette structure peut être validé à partir de la connaissance réelle de la famille. Nous avons l'âge des enfants : 21 ans pour la fille aînée, 16 ans pour la fille cadette, et 10 ans pour le puîné. La fille aînée a un emploi stable, et vit éloignée de ses parents, avec son fiancé. Elle va leur rendre visite cependant régulièrement. La fille cadette est au lycée, et vit auprès de ses parents, tout comme le garçon. Le garçon est proche de son père, dans le sens ou il est souvent avec lui, et l'accompagne dans certaines de ses activités, par exemple la pêche. L'aînée est la personne la plus émancipée des trois enfants, elle n'est plus à charge des parents et s'est faite une vie ailleurs. Ceci tend à expliquer son isolement par rapport au reste de la famille, dans la description du père. Elle n'est plus sous la responsabilité du père, ce qui la différencie nettement des autres membres de la famille. La cadette a 16 ans, elle est dans la période d'adolescence. Elle; cherche donc à s'affirmer au sein de son environnement, et tout en étant encore auprès de ses parents, cherche à s'en distancer. Nous pouvons supposer que pour cette raison, elle se donne un portrait sévère. C'est peut-être une façon de s'affirmer, et de rejeter le portrait que les parents lui font. Cette recherche d'identité, cette recherche d'affirmation de soi, caractéristique de la période d'adolescence, peut expliquer l'hétérogénéité des portraits, concernant la cadette, de l'ensemble de la famille. Sa personnalité n'est encore pas construite, elle n'est pas stable. Le garçon a 10 ans, il est donc encore très lié à ses parents. Nous supposons que pour cette raison, il est plus en accord avec ses parents qu'avec ses surs. Nous trouvons également, à propos de la description du garçon, une hétérogénéité des portraits donnés par la famille. A cause de son âge, de son statut d'enfant, il paraît plus facile de " projeter " dans la description du garçon, certains traits. La personnalité du décrivant déteint plus facilement, sur la description qu'il en donne. Entre les parents, il n'y a pas de conflits apparents, aussi nous constatons qu'ils s'accordent souvent dans la description des enfants. A l'aide du Terci, nous avons mis en évidence des groupes d'accord. Accord des parents concernant leurs enfants, accord des deux filles concernant la mère, l'aînée, la cadette, accord du garçon le plus souvent avec ses parents. Il semble se dégager différents impacts, par rapport à cette structure familiale. Nous avons l'impact du statut, celui du sexe, et celui de l'âge. A partir de là, nous pouvons délimiter des sous-structures. Par rapport au statut, nous avons deux groupes : parents et enfants. Par rapport au sexe, nous avons deux groupes : filles et garçons. Par rapport à l'âge, nous avons quatre groupes : âge parents, que nous assimilons, et âge enfants que nous n'assimilons pas, en raison de la différence, donc 3 groupes, un de 10 ans, l'autre de 16, et le dernier de 21. Ces sous-structures peuvent se combiner entre elles. Par exemple, nous avons le groupe sexe-âge, c'est à dire le groupe fratrie. Donc un même personnage est sous l'emprise de plusieurs impacts. Par exemple, la fille aînée appartient a la fois au groupe enfant, fratrie, sexe féminin, âge 21. Ces différentes sous-structures ont un impact certain, et c'est de leur imbrication, selon un ordre prédéterminé donc, que va se faire la structure familiale. Que peut nous apporter le Terci familial ? L'une des principales qualités du Terci est de donner une mesure objective des relations interpersonnelles au sein de la famille. Il permet donc d'avoir une mesure objective de cet environnement. Le Terci ne pose pas les problèmes que pose le regard de l'investigateur familial. En effet, celui-ci ne fait pas partie de l'environnement familial, et pourtant s'y introduit en tant qu'étranger, donc il déforme par sa présence, son impact, cet environnement. De plus, se pose la question de l'objectivité de la mesure des relations faites par un regard investigateur, et aussi celle de la maîtrise du subjectif et de son discernement. Le Terci permet donc d'évaluer les relations interpersonnelles familiales au plus juste, et peut donner la possibilité d'être le point de départ d'une thérapie comme pour le couple. |