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Boissinot, Isabelle - 2003 - Perception de la dominance et de l'affiliation de la mère et du père en lien avec l'anxiété et la dépression.
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES MÉMOIRE PRÉSENTÉ À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN PSYCHOLOGIE Sommaire Dans la documentation recensée, les liens entre les soins, la surprotection parentale et les états anxieux et dépressifs chez l'individu sont souvent contradictoires. En utilisant la perception de la dominance et de l'affiliation de la mère et du père pour opérationaliser les variables de surprotection et de qualité des soins, les hypothèses de la présente recherche avancent que la perception de la dominance de la mère et du père présente une relation positive avec l'anxiété et la dépression de même que la perception d'affiliation de la mère et du père soit en relation négative avec l'anxiété et la dépression, chez l'individu. L'échantillon se compose de 86 participants dont 58 sont des étudiants universitaires et 28 des clients de la Clé des Champs, organisme communautaire pour les individus souffrant de troubles anxieux de la région de Montréal. Chaque participant a répondu individuellement à trois instruments de mesure: l'Échelle d'anxiété (IPAT) de Cattell (1957), traduit et validée par Cormier en 1962; l'Inventaire de Dépression Deuxième Édition (BDI-II) de Beck (1996) et le Test d'Évaluation du Répertoire des Comportements Interpersonnels (Terci) de Hould (1979). Les participants devaient en plus, répondre à un questionnaire de renseignements généraux afin d'obtenir un profil d'ensemble de l'échantillon. Globalement, les analyses ont infirmé l'ensemble des hypothèses. Contrairement à ce qui était attendu, la perception de la dominance de la mère et du père présentent une relation négative avec l'anxiété chez l'individu tandis que seule la perception de la dominance de la mère est en relation négative avec la dépression chez l'individu.. Ces résultats laissent supposer qu'à l'intérieur de certaines limites, il se peut que percevoir son parent dominant protège la personne de l' anxiété et de la dépression. De plus, dans un contexte où les parents sont perçus comme dominants, il se peut que l'importance de la perception de l'affiliation des parents soit réduite. Contrairement aux attentes, la présente étude réfute les hypothèses de recherches: La perception de la dominance de la mère et du père est en relation positive avec l'anxiété et la dépression chez l'individu et la perception de l'affiliation des parents est en relation négative avec l'anxiété et la dépression chez la personne. Néanmoins, les quelques liens sont observés entre la perception de la dominance de la mère et du père, l'anxiété et la dépression ainsi qu'entre la perception de dominance de soi, l'anxiété et la dépression dégagent certains constats. D'abord, percevoir ses parents dominants peut s'avérer sécurisant pour l'enfant puisqu'il a l'impression qu'il pourra être protégé en cas de besoin. Ensuite, il s'avère que la perception de la dominance de soi, dans des limites raisonnables, soit en relation avec la santé mentale chez le sujet puisqu'il semble avoir un sentiment de compétence, une capacité à s'affirmer ainsi qu'une bonne estime de soi. Quoi qu'il en soit, la présente recherche demeure innovatrice car aucune autre étude n'a utilisé ces tests pour vérifier ces variables. Donc, le IPAT (Cattell & Sheier, 1957, traduit et validé par Cormier, 1962), le BDI-ll (Beck, 1996) ainsi que le Terci (Hould, 1979) ont été mis en relation pour la première fois afin de vérifier l'existence de relation entre la perception de la dominance parentale, l'anxiété et la dépression ainsi que l'existence de relations négatives entre la perception de l'affiliation parentale, l'anxiété et la dépression. De plus, cette recherche retrouve également son originalité par les résultats obtenus puisqu'ils ne correspondent en rien à ceux des autres études. Par contre, d'avoir obtenu une relation négative entre la perception de la dominance des parents et l'anxiété ainsi qu'une relation négative entre la perception de la dominance de la mère et la dépression apportent un éclairage nouveau relativement aux variables dominance et affiliation. Ce type d'étude permet de comprendre l'importance de considérer l'individu dans son entité et non de miser sur un seul facteur puisque les comportements et la personnalité d'une personne s'expriment à travers un ensemble d'éléments. C'est pourquoi la globalité de l'individu ne doit pas être perdue de vue et cela tant dans le milieu de la recherche que dans l'intervention clinique. Ainsi, une personne désirant pousser davantage l'exploration de ces variables doit savoir qu'il serait nécessaire d'avoir un échantillon plus grand et surtout trouver plus de participants masculins. Il est utile de savoir qu'il est difficile de trouver des hommes souffrant de troubles anxieux-dépressifs puisque de par leur nature, les hommes seraient moins anxieux et dépressifs que les femmes, ils s'impliqueraient moins dans un processus thérapeutique et ils seraient plus réticents à participer à des recherches. |