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Beaulieu, Denis - 1986 - Estime de soi des partenaires et consensus dans le couple.
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES MÉMOIRE PRÉSENTÉ À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAITRISE EN PSYCHOLOGIE
Cette recherche a aussi dévoilé que l'estime de soi des partenaires n'est cependant pas reliée au consensus de type révélé par l'homme ou par la femme, d'où l'importance de faire la distinction entre le consensus observé et le consensus révélé. Finalement, les intercorrélations entre les indices de consensus de même type (observé-observé et révélé-révélé) sont généralement supérieures aux intercorrélations entre les indices de consensus de type différent (observé-révélé). Cette conclusion demeure cependant incertaine en raison du nombre restreint de corrélations contenues dans chacun des groupes comparés. L'analyse des intercorrélations entre tous les indices de consensus dévoile que les mesures des indices de consensus observé au TERCI obtiennent les critères de validité les plus élevés; suivent les indices de consensus révélé au DAS et, se retrouve en dernier lieu, l'indice de consensus observé au DAS. Pour donner plus de force à ces conclusions et pour contrôler la participation "possible" d'un nombre commun d'items dans le calcul des coefficients de corrélation entre les différents indices recueillies auprès des couples; il suffit d'utiliser un instrument de mesure différent du TERCI dans le calcul du niveau d'estime de soi des partenaires. De cette façon, des items différents seraient utilisés pour calculer l'estime de soi et les indices de consensus. Il existe une autre alternative pour vérifier l'indépendance des énoncés utilisés pour calculer l'estime de soi des partenaires et les indices de consensus pour l'homme et la femme, mais celle-ci dépasse les objectifs de ce mémoire. Il suffit de reproduire une recherche semblable à cette étude mais, dans une seconde étape, assigner, à chacun des participants, un conjoint choisi au hasard parmi les sujets de l'échantillon. Par la suite, les résultats des couples véritables seraient comparés aux réponses des conjoints rassemblés artificiellement pour vérifier si les relations entre les variables donnent des résultats semblables ou différents. Ce type d'étude permettrait de vérifier le degré de contamination des items dans le calcul des indices. Une dernière observation d'importance concerne la corrélation la plus élevée entre l'estime de soi du couple et le consensus pour l'image de l'homme comparée à la corrélation plus faible entre l'estime de soi du couple et l'image de la femme. Quoique cette différence n'est pas significative, elle soulève un intérêt spécial puisque Luckey (1960) ainsi que Murstein et Beck (1972) rapportent des résultats qui s'apparentent à l'un des résultats de cette recherche. Ces auteurs ont observé que le consensus pour l'image de l'homme était plus fortement relié à la satisfaction conjugale que l'était le consensus pour l'image de la femme. Selon Nurstein (1970), l'homme aurait plus de difficulté à décrire sa conjointe de façon précise puisque ses intérêts sont diversifiés et pas centré sur sa famille. Quant à la femme, elle exerce plus fréquemment un rôle de ménagère de sorte que ses intérêts seraient principalement dirigés vers son partenaire ainsi que sa famille ce qui lui permettrait de décrire son conjoint de façon plus juste. Il serait intéressant d'examiner si l'argument de Murstein se concrétise empiriquement. Les recherches futures pourraient avoir comme but de vérifier si le fait d'avoir un emploi à l'extérieur du foyer contribue à diminuer l'habileté du conjoint qui travaille à décrire son partenaire comme ce dernier se décrit lui-même. Pour exécuter une telle recherche, il faudrait utiliser un groupe de sujets homogènes. Par exemple, faire la comparaison, au niveau du consensus, entre des couples où les deux partenaires travaillent; des couples où l'homme travaille à l'extérieur de la maison et la femme exerce un rôle de ménagère; des couples où c'est l'homme qui demeure à la maison tandis que la femme exerce une profession; des couples ou les deux partenaires sont sans emploi et demeurent au foyer; finalement, un dernier groupe pourrait se rajouter et serait constitué de partenaires qui travaillent ensemble. Dans une telle étude cependant, il ne faudrait pas négliger de prendre en considération le niveau d'estime de soi dans un couple puisque cette variable est reliée au consensus dans le couple. En somme, cette recherche a permis de constater que le niveau d'estime de soi constitue une variable importante reliée à l'accord réel (ou le consensus observé) entre les partenaires. De plus, cette recherche souligne la nécessité de le type de consensus utilisé afin de pouvoir tirer des conclusions consistantes d'une recherche à l'autre. |