Arès, Serge - 1995 -

Les styles de personnalités et les modes de comportement interpersonnel.

 

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC

MÉMOIRE PRÉSENTÉ À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAITRISE EN PSYCHOLOGIE AU COMITÉ DES ÉTUDES AVANCÉES EN PSYCHOLOGIE

COMITÉ DES ÉTUDES AVANCÉES EN PSYCHOLOGIE

Selon plusieurs théories de la personnalité, le contexte interpersonnel influence le choix des modes de comportement adoptés et par surcroît le développement de la personnalité. Cette étude voulait vérifier si des liens existent entre les troubles de la personnalité de l'axe II du DSM Ill-R et mesurés à l'aide du MCMI et les modes d'adaptation interpersonnelle mesurés par le TERCI.

Les prédictions de cette étude s'appuient sur des résultats théoriques et empiriques d'études antérieures. Les quelques hypothèses confirmées, même si elles ne le sont que partiellement, soutiennent l'idée de lien entre ces deux ensembles de variables. En analysant de plus près, d'autres corrélations significatives non prévues aux hypothèses s'ajoutent pour corroborer l'existence de liens entre les deux ensembles de variables. Deux graphiques (fig. 6 et 7) nous donnent une vue globale des résultats. Toutes ces corrélations qui doivent être traitées avec prudence, compte tenu des limites de l'échantillon, soulignent la nécessité de tenir compte du sexe des sujets dans toute étude consacrée aux rapports entre les modes d'adaptation interpersonnelle et les autres variables du fonctionnement psychologique. Il convient aussi de prévoir comme dans le cas de DeJong et al. (1989) des corrélations négatives entre la personnalité et les modes d'adaptation interpersonnelle. Il reste donc beaucoup de travail afin de clarifier ces liens. Pour ce faire, il faudrait, premièrement, augmenter l'échantillon et le sélectionner afin qu'il soit indépendant d'un mode à l'autre; deuxièmement, utiliser d'autres instruments de mesures des deux variables (SASB, TAT, Rorschach, évaluation au DSM 3-R) pour obtenir des mesures plus diversifiées des deux variables.

Un deuxième ajustement propose d'utiliser différents instruments afin de préciser et de spécifier davantage le diagnostic. Pour évaluer le style de comportement interpersonnel, il serait intéressant d'utiliser d'autres tests comme SASB de L. Smith Benjamin (1979). De même pour les troubles de la personnalité, il serait possible de cueillir l'information par un niveau autre que le niveau conscient, la perception de soi, comme par exemple le niveau de la perception privée (inconscient) par des tests projectifs (Rorschach, TAT, etc.) ou le niveau non exprimé par la structure d'entrevue du DSM III-R des désordres qui exigerait par contre la fabrication d'une nouvelle grille d'évaluation numérique pour les fins de statistiques comme le proposent DeJong et al. (1989). Un diagnostic plus poussé servirait à démêler les interférences produites par la présence de plusieurs troubles de la personnalité chez un même individu.

Ces modifications sont concrètes et relativement faciles à appliquer. Par l'approfondissement de cette étude, le cercle interpersonnel pourrait devenir un outil complémentaire au DSM Ill-R au niveau du diagnostic. De plus, au niveau du traitement, le cercle interpersonnel est un outil facile d'utilisation qui pose des pistes d'interventions spécifiques.